La phyto-aromathérapie -

Comment utiliser les huiles essentielles en toute sécurité

La phyto-aromathérapie

Depuis des milliers d'années, les peuples indigènes du monde entier ont utilisé les plantes pour se soigner mais aussi pour des rites spirituels. Ce deuxième point peut paraitre abstrait et pourtant il démontre que ces peuples accordaient déjà une grande importance au mental. Les coutumes à base de fumigations servaient autant pour soigner un symptôme physique que pour des troubles comportementaux. Ils savaient que la bonne santé n'est autre qu'un ensemble de chose en harmonie et qu'un corps sain, c'est aussi un esprit sain...

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Les Indiens, qui ont une des régions les plus riches en plantes aromatiques, ont pu développer leur médecine ayurvédique réputée aujourd'hui.

En Chine, leur médecine traditionnelle possède la plus vieille pharmacopée avec plus de huit mille formules en phyto-aromathérapie.

C'est en Egypte que l'usage des huiles essentielles a été le plus évolué, pendant la période pharaonique. Certains grands médecins ont largement maitrisé les vertus antibacteriennes et antiputrides de ces dernieres, pour conserver presque intact les défunts momifiés.

En France, c'est en 1910 que René-Maurice Gattefossé, pharmacien, se brule la main lors d'une explosion dans son laboratoire. Il la plonge aussitôt dans un récipient contenant de l'huile essentielle de lavande vraie. Le soulagement est immédiat et la guérison de la plaie ainsi que sa cicatrisation, sont d'une rapidité déconcertante. Il se consacre à l'étude des huiles essentielles pendant de longues années. Il est le père de l'aromathérapie moderne.

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En 1959, le chirurgien militaire français, Dr Jean Valnet, passionné de soins naturels, quitte l'armée pour retourner comme médecin civil à Paris afin de poursuivre ses recherches. Il se consacre à l'étude et à l'enseignement de la phytothérapie et l'aromathérapie. En 1964, Il rend accessible ses connaissances acquises en éditant un premier ouvrage "Aromathérapie, se soigner par les essences de plantes". En 1967 paraît son deuxième ouvrage, "Traitement des maladies par les légumes, les fruits et les céréales". Deux autres livres suivront : "Docteur Nature en 1971", qui lui vaudra une suspension d'un an par l'Ordre des médecins et "Phytothérapie, traitement des maladies par les plantes" en 1972.

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Les huiles essentielles sont des extraits de plantes obtenus par distillation à la vapeur d'eau. Seules les plantes "aromatiques" peuvent donner une huile essentielle car elles synthétisent et stockent des essences dans leurs tissus. Les essences sont des substances liquides et odorantes, composées de molécules de petites tailles, qui permettent d'attirer les insectes pollinisateurs ou de repousser les prédateurs herbivores.

Lors de la distillation, les poches à essence libèrent leur contenu qui est entrainé par la vapeur d'eau. On obtient alors 2 produits : L'huile essentielle et l'hydrolat aromatique (qui est de l'eau de distillation recondensée + une infime partie de molécules aromatiques). La composition de l'huile essentielle obtenue est différente de l'essence originale de la plante car seules les molécules volatiles sont présentes et d'autres se sont décomposées,oxydés...

Pour les agrumes, la distillation ne permet pas de libérer les essences car la peau est trop résistante. On les extraits donc par une autre méthode appelée "expression à froid". Avec cette méthode, l'essence d'agrume est identique au produit contenu dans les tissus végétaux.

Ces formidables concentrés naturels, ont fait la preuve de nombreuses propriétés thérapeutiques. Elles ont été démontrées dans de nombreuses études pharmacologiques in vitro et in vivo. On parle d'aromathérapie.

Les molécules "lourdes" restent dans le tissus végétal, leurs utilisations ainsi que leurs propriétés concernera la phytothérapie.

La meilleure thérapie naturelle portera donc sur l'ensemble des propriétés disponibles et la phyto-aromathérapie colle d'avantage à l'approche holistique que nous devons avoir.

En effet, il faut traiter un problème dans sa globalité et non sur une simple approche clinique.Pour ce faire, il faudra respecter une grille de lecture en 3 points.

  • Terrain (Climat, stress, épidémie...)
  • Cause (Virus, bactérie, piqure...)
  • Conséquence (Fièvre, douleur, toux...)

En se posant ces 3 questions, il sera bien plus facile d'optimiser la thérapie en dissociant le préventif, le curatif et la convalescence. L'alimentation aura donc un rôle majeur de prévention comme l'a dit HIPPOCRATE :

"Que ton aliment soit ton seul médicament"

Et si nous sommes touchés malgré tout, je reprendrai Louis PASTEUR qui a dit peu avant sa mort :

"Le microbe n'est rien, le terrain est tout"

Le terrain, étant toutes les facettes de nous-mêmes. Une vision globale de l’être que les médecines asiatiques privilégient depuis des millénaires...

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